FRANCK THILLIEZest né le 15 octobre 1973 à Annecy. Ingénieur en nouvelles technologies ,Il vit actuellement dans le Nord de la France, dans la petite commune de Mazingarbe. Son premier roman, Traind’enfer pour Ange rouge a été nominé au Prix SNCF du polar français 2004. La Chambre des morts, classé à sa sortie dans la liste des meilleures ventes et salué par la critique, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 ( lyon ) et le Prix SNCF du polar français 2007.
Brigadier de police au SRPJ de Pontoise, Sarah Lisbourne, célibataire vivant avec un vieux chien, aspire à une vie plus mouvementée. Ce qui l'intéresse, c'est la traque des tueurs en série. Obsession profonde, probablement, puisque sa propre mère a disparu voilà quelques années et que son corps n'a jamais été retrouvé. Et pourtant, un meurtrier en série, Marc Douelec, incarcéré à Bois d'Arcy peu après la disparition de la mère, prétend l'avoir tuée, mais il refuse de livrer l'endroit où il l'a enterrée. Il préfère " jouer " avec Sarah, qui vient régulièrement lui rendre visite au parloir avec l'espoir qu'enfin, il la libère de ce mystère qui la détruit à petit feu. À mesure, il lui livre, à elle seule, des endroits où il a enterré les corps de ses dix victimes... Véritable torture psychologique pour la jeune femme.
Réalisateur: Tellier Frédéric
Scénariste: Thilliez Franck
Dialoguiste: Thilliez Franck
Compositeur: La Pinta Christophe
Acteur/Actrice: Dequenne Émilie Le Bihan Samuel Sitruk Olivier Astier Lionnel Lavant Denis
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MERCREDI 7 OCTOBRE : AUJOURD'HUI SORT LE JOURNAL LIBERATION AVEC UN ARTICLE SUR FRANCK THILLIEZ ET........ ALICE ! ! ! ! DECOUVREZ SES MYSTERES ! DECOUVREZ ALICE ! PASSIONNANT ET DEROUTANT ! lien ici.
LE NOUVEAU THILLIEZ !!!
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Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa soeur jumelle, Dorothée,décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine 6 mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ? Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événementsétranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne. Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistance sociale en psychiatrie, Luc Graham, d'abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête... Un aller simple vers la folie...
DECOUVREZ ALICE ET PLONGEZ DANS LE MYSTERE DU ROMAN THILLIEZ
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L'empreint sanglante, un premier collectif prometteur en attendant celui de la ligue de l'imaginaire pour la fin de l'année 2009. PARUTION LE 12 NOVEMBRE lien ici
- TRAIN D'ENFER POUR ANGE ROUGE .2003 - LA CHAMBRE DES MORTS .2005 - DEUIL DE MIEL .2006 - LA FORET DES OMBRES .2006 - LA MEMOIRE FANTOME .2007 - L'ANNEAU DE MOEBIUS .2008 - FRACTURES. octobre 2009
TRAIN D'ENFER POUR ANGE ROUGE Celui avec qui tout a commencé...
Date de sortie : 2003 Résumé : Depuis six mois que Suzanne a disparu, le commissaire Franck Sharko
erre dans un monde peuplé de ténèbres. La découverte d'un cadavre
cruellement mutilé, en une mise en scène défiant l'imagination, va le
propulser au coeur d'une implacable machinerie meurtrière. Un voyage
hallucinant et halluciné, des carrières granitiques bretonnes aux
sordides backrooms sadomasos de Paris... Tapie dans l'ombre de la
Toile, serait-ce la résurrection de l'Ange rouge, cet esprit
machiavélique qui mène la danse à train d'enfer ? Et ce n'est pas
Poupette, sa loco modèle réduit, seule encore à apaiser ses tourments,
qui pourra lui indiquer la voie... La critique : Premier roman du français Franck Thilliez,
et coup de maître. L'auteur nous
plonge dans une histoire passionnante, originale, et rondement menée.
Le roman nous conte l'enquête du commissaire Sharko, plongé dans
les méandres glauques du milieu S-M parisien, tout en faisant preuve
d'un réalisme à la limite du sordide, rendant son roman encore
plus poignant.
Très inspiré par les thrillers cinématographiques américains, l'auteur nous livre un Seven
à la française,
se déroulant essentiellement en région parisienne, d'une noirceur rare.
L'enquête de l'inspecteur Sharko bifurquant vers le milieu
du snuff movie, ces films censés montrer des scènes de violences
extrêmes (viols, torture, meurtres), et se vendant sous le manteau,
rappelle l'excellent Tesis (1996) d'Alejandro Amenábar. Ces vidéos, aujourd'hui considérées comme des
légendes urbaines, ici associées à Internet, entraînent la mort dans l'entourage du commissaire. Mais pourquoi lui? Quel rapport
avec la disparition de sa femme?
Le roman frôle régulièrement avec le fantastique, tout comme
les romans de Maxime Chattam et de JC. Grangé. Leurs livres ont d'ailleurs nombre d'autres points communs, en dehors
d'avoir été écrit par des auteurs français, une connaissance du milieu
policier, l'approche limite fantastique des sujets, l'importance de l'internet, et la qualité des écrits. A l'avantage de ce
Train d'enfer pour ange rouge.
Véritable descente aux enfers, qui se terminera dans Deuil de miel, ce premier
roman est une oeuvre exceptionnelle, surtout en France, et Franck Thilliez, un auteur à
suivre. A.Giscos
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LA CHAMBRE DES MORTS
La révélation...
Nouvelle couverture à l'occasion de la sortie du film
Date de sortie : 2005
Résumé : Imaginez…
Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints.
Devant vous, un champ d’éoliennes désert.
Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport.
Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main.
Que feriez-vous ?
Vigo et Sylvain, eux, ont choisi.
L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête. La critique :
Ne pouvant plus utiliser son personnage de Sharko " Train d'enfer pour ange rouge "
et sa suite " Deuil de miel ", en raison du destin bien particulier qui lui est
reservé, l'auteur de policier français Franck Thilliez
se devait donc de
créer un nouveau personnage d'enquêteur. Ce sera une enquêtrice, Lucie
Henebelle, policière dans le Nord de la France, région chère à
l'auteur, jeune mère de deux petite jumelles, qui lui poseront bien des
problèmes, d'ordre aussi bien
professionnelle que privé. Le personnage est intéressant, car crédible,
avec ses problèmes, ses doutes, et ses difficultés propres à sons
statut de mère célibataire, devant à la fois gérer ses deux enfants et
sa carrière Les deux héros de l'auteur sont donc
l'antithèse l'un de l'autre, leurs seuls points communs sont le sens de
la
responsabilité, le travail qui empiète sur le privé, ainsi qu'un
certain déséquilibre psychologique (cependant totalement
diffèrent entre les deux personnages).
Une fois le héros campé, il faut trouver une histoire à raconter. S'éloignant de la région parisienne, Franck thilliez
va donc plonger son enquêtrice dans une sombre histoire d'enlèvement,
dans la région lilloise. Comme si cela ne suffisait pas, viennent
s'ajouter à cette trame un tueur en série, ainsi que la disparition
d'un magot de 2 millions d'euros. Le lecteur, dans le roman, en sait
beaucoup plus que la police, et ce dès les
premières pages du roman, car les détenteurs du magot sont connus dès
le premier chapitre, tandis que l'on découvre très
vite que le tueur en série et le kidnappeur sont une seule et même
personne. A priori... Car l'auteur arrive finalement à brouiller
les pistes, et ce qui semblait évident au début du roman peut s'avérer
faux, ou bien seulement partiellement vrai.
L'auteur aime toujours autant les scènes chocs, plongeant encore une fois le lecteur, après Train d'enfer pour ange rouge , dans le milieu glauque du sadomasochisme,
ainsi que dans les tortures et la mise à mort d'animaux. Même si le rapport entre le sadomasochisme et les tueurs en série est
purement romanesque, et sert uniquement à déstabiliser le lecteur, il est vrai que les tueurs en série ont très souvent
commencé leur "carrière" avec des animaux. Franck Thilliez le sait, et cela
joue sur la crédibilité de son histoire. De même que tous les passages mettant en scène la police scientifique.
Toujours aussi inspiré de la culture américaine (et en particulier le cinéma), on retrouve encore dans la chambre des morts une
influence certaine du film de Jonathan Demme, le silence des agneaux, en particulier dans le climax du roman. Le dernier tiers du
roman n'est qu'un constant retournement de situations, riche en
rebondissements et
en surprises. La chambre des morts est un roman de qualité qui
donne envie de continuer les aventures de la jeune policière Lucie Henebelle, qui reviendra dans La mémoire fantôme.
A.Giscos
Le cinéma s'empare du phénomène Thilliez !
Pour accéder au site du film cliquez sur la photo...
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DEUILS DE MIEL
Date de sortie : 2006 Résumé 1: Meurtre dans une église. Une femme nue, rasée, intérieurement explosée.
Sur son crâne, des papillons, vivants message codé, gravé dans la
pierre, la menace de fléaux. Le mythe de l’Apocalypse et ses multitudes
de victimes deviendra-t-il réalité ? C’est ce que le commissaire Sharko
tentera d’empêcher, par tous les moyens, au cours d’une enquête plus
qu’éprouvante. Un voyage dangereux, en compagnie d’une enfant médium,
qui l’emportera peut-être vers les confins de la folie et le macabre. Résumé 2 : Cette fois, c'est l'inspecteur Sharko qui doit faire face à l'horreur
d'un fou mystique. Une femme est retrouvée mutilée dans une église, des
papillons voletant autour de son corps nu. A y regarder de plus près,
le légiste déniche un code dans le tympan de la victime... Il
faudra donc faire face à un déséquilibré jouant sur la peur du fléau et
de l'Apocalypse. Mais Sharko n'est pas totalement seul dans cette
enquête, une petite fille s'est installée chez lui et elle n'a pas
l'air tout à fait comme les autres. Sharko parviendra-t-il à découvrir
son secret? La critique :
Les français ont une grande culture de romans policiers de qualité, et Franck Thilliez, avec son nouveau roman, nous prouve que cette tradition ne s'est pas perdue.
Les aventures du commissaire Sharko (commencée dans Train d'enfer pour ange rouge), sont passionnantes de bout en bout,
l'enquête est prenante, nous plongeant dans un mystère digne du Silence des Agneaux (dont le meurtrier partage d'ailleurs le goût
pour les papillons à tête de mort). Franck Thilliez est passionné par le monde de la police criminelle, et cela rend le
roman d'autant plus crédible. Comme références, ou en tout cas inspirations, viennent s'ajouter une forte imprégnation de la
culture américaine, via, comme précédemment cité, Thomas Harris et son Silence des Agneaux, et une imagerie morbide, habile mélange entre ce que le cinéma
américain nous a habitué à voir avec des films comme Seven en particulier, et une vision typiquement française des
bas-fonds des grandes villes comme Paris et ses banlieues.
Un roman à lire absolument. A.Giscos
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LA FORET DES OMBRES
Date de sortie : 2006
Résumé :
Justement
récompensé l'an dernier pour sa terrifiante 'Chambre des morts', Franck
Thilliez revient avec une 'Forêt des ombres' encore meilleure... ou
pire, pour être plus précis. Ici, pas d'enquête policière, pas de tueur
à poursuivre. Juste une poignée de personnages enfermés dans un chalet
perdu dans la Forêt-Noire allemande, au milieu un décor paradisiaque
(pièges à loups, carcasses de porcs suspendues, le rêve quoi), et
hantés par l'ombre menaçante d'un psychopathe mort il y a un quart de
siècle. L'auteur n'a pas fait les choses à moitié, on se demande même
s'il se fixe des limites, et le pauvre lecteur tremblotant est vite
submergé par l'écriture lacérée qui ne lui laisse aucun répit. Le
huis-clos voit les personnages sombrer un par un dans une folie qui les
mène sur les chemins glissants de la perversion. Une nouvelle fois, ce
n'est pas la violence des écrits de Thilliez qui font leur qualité.
Plutôt l'ingénuité avec laquelle l'écrivain enfonce son lecteur dans
les profondeurs repoussantes de la psychologie de ses personnages,
grâce à son écriture d'une précision sans pareille. Il parvient à
s'immiscer dans nos esprits, à jouer sur les phobies, rendant la
lecture encore plus effrayante pour un lecteur impuissant qui voit les
zones d'ombre s'accumuler. Le glissement vers la folie collective, dans
le dernier tiers du livre, est particulièrement bien rendu, installant
une atmosphère de violence latente, de paranoïa, d'incertitude
étouffante. Le mal est là, quelque part, mais où ? Qui ?... En
orfèvre du mystère et du frisson, le romancier gère merveilleusement la
montée en puissance de son ouvrage, distillant les indices au fil des
pages. Impressionnant de bout en bout, voici sans conteste l'un des
thrillers de l'année.
Résumé : Une femme à bout de souffle court dans l’orage. Dans le creux de sa main, un message gravé en lettres de sang : « Pr de retour ». Elle pense être en février, nous sommes fin avril. Elle croit sa mère vivante, celle-ci s’est suicidée voilà trois ans dans un hôpital psychiatrique… Quatre minutes. C’est pour elle la durée approximative d’un souvenir. Après, sans le secours de son précieux organiseur électronique, les mots, les sons, les visages… tout disparaît. Pourquoi ces traces de corde sur ses poignets ? Que signifient ces scarifications, ces phrases inscrites dans sa chair ? Quel rapport entre cette jeune femme et les six victimes retrouvées scalpées et torturées quatre années plus tôt ? Pour Lucie Henebelle, lieutenant de police de la brigade criminelle de Lille, la soirée devait être tranquille. Elle deviendra vite le pire de ses cauchemars… Une lutte s’engage, qui fera ressurgir ses plus profonds démons. La critique : Suite de La chambre des morts, même si les deux romans peuvent se lire indépendamment, la mémoire fantôme met donc de nouveau en scène l'inspectrice Lucie Henebelle, encore une fois face à un dangereux serial killer. Le lecteur retrouve avec plaisir ce personnage de jeune mère célibataire, en proie à ses démons intérieurs, au lourd secret qui sera percé dans cette nouvelle aventure. Quoique faisant suite et référence à la précédente enquête de la policière, le dernier roman en date de l'écrivain Franck Thilliez part dans une toute autre direction. Il n'est plus question de tortures d'animaux , ni de sadomasochisme (l'auteur a sans doute fait le tour du sujet). Cependant, point commun entre tous les romans de l'auteur, y compris Train d'enfer pour angerouge et sa suite direct Deuil de miel, l'influence du cinéma américain est toujours omniprésente. Cette fois-ci cependant, la principale inspiration n'est plus Le silence des agneaux mais plutôt des films comme le cercle des poètes disparus de Peter Weir, Memento de Christopher Nolan ,Panic Room de David Fincher . Manon, le personnage central de cette enquête est une jeune amnésique, ne pouvant se souvenir des événements venant de se dérouler, à l'instar de Guy Pearce dans Memento. L'histoire commence alors que la jeune femme vient d'échapper des griffes de son bourreau qui la séquestré dans une cabane de chasseur... Difficile d'avancer alors que le seul témoin de l'histoire ne se souvient même pas d'avoir commencé une conversation avec vous... Le ressort dramatique est évidemment riche en suspens et rebondissement, menant facilement à de fausses pistes et autres impasses. L'enquête est menée tambour battant, toujours sur les chapeaux de roue, et met en scène, comme toujours chez Franck Thilliez, des personnages sur le fil, à la limite de sombrer du côté obscur. Lorsque l'on sait que ces personnages sont la plupart du temps des policiers, cela donne une idée de l'ambiance lourde et glauque que véhiculent les romans de l'auteur. La mémoire fantôme montre l'exemple dans le genre, aucune scène ne se passant au grand jour. Noir, ténèbres, intempéries sont les maîtres mots de ce récit. Faisant preuve d'une certaine originalité dans le climat (même si la clé de l'énigme est par trop improbable pour être plausible dans le monde réel), l'auteur peut facilement tromper même le lecteur aguerri aux romans policiers. Le suspens est vraiment de bonne qualité ici, et ne sent pas trop le retournement de situation forcé par les poncifs du genre, et ce même si le roman n'évite pas le piège du whodunit. Comme c'est fait ici avec talent, cela passe très bien. Encore un très bon roman à l'actif d'un auteur décidemment talentueux. A.Giscos
Résumé : Lamorlaye (Oise) Vous rêvez. Vous vous voyez courir dans votre maison, les mains en sang. La police vous recherche pour le meurtre d’une gamine que vous ne connaissez pas. Vous vous réveillez. Et vous comprenez que ces rêves sont votre futur. Vous, dans quelques jours…
Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Le corps mutilé d’une femme, enduit de vinaigre. Il semble avoir fait l’objet d’un rituel bien précis. Pour Victor Marchal, jeune lieutenant de police tout juste sorti de l’école, la descente aux enfers commence.
Aucune relation entre ces deux histoires, a priori. Et pourtant…
La critique : Comment parler du nouveau roman de Franck Thilliez ? Je pourrais vous présenter les personnages : Vic Marchal, le flic, et Stéphane Kismer, un créateur de monstres pour le cinéma. Ils sont tous les deux mariés à des femmes charmantes, mais leur couple est en perte de vitesse. On comprendra vite pourquoi... Ou je pourrais évoquer l'enquête criminelle qui s'ouvre avec la découverte du corps d'une ancienne actrice de porno reconvertie dans la prostitution de luxe (et pas seulement). Je vous épargne les détails, mais l'affaire est une bombe à retardement. L'allusion au début du roman à Brad Pitt et Seven n'est pas anodine. Vic Marchal est un bleu, comme on dit, il a choisi la criminelle et a quitté son Sud natal pour rejoindre Paris. Son baptème de feu le conduit directement dans un milieu dégoûtant et pervers. On touche à l'acrotomophilie, au Freaks show, à l'éventail des classiques du cinéma de l'horreur. Un cocktail décapant ! Mais ce qui devient complètement délirant c'est lorsque les rêves effrayants de Stéphane (où il apparaît amoché, les mains en sang, en train d'écrire à la craie sur un mur ou psalmodiant des phrases insensées) empiètent sur la vie réelle. Un doute grandissant voit jour car l'homme se sent coupable du meurtre d'une petite fille qui a été ou va être accompli. C'est le flou, mais Stéphane veut à tout prix conjurer le sort et modifier le destin. Mais éviter le futur suffit à le créer. Ce n'est pas une phrase quelconque, mais une logique folle. Une curiosité mathématique, qui porte le nom d'Anneau de Moebius. Au tour de votre imagination de faire le reste... La lecture de ce roman prend très vite l'allure d'une course à bout de souffle. Deux hommes deviennent traqueurs, leurs chemins sont appelés à se croiser et on attend ce moment avec impatience. Et puis le rythme s'accélère et les rêves incroyables de Stéphane continuent de s'amplifier. La fin frise l'absolue incompréhension, si on ne prête pas attention aux indications temporelles présentes à chaque début de chapitre. Douze jours et douze nuits à traverser. Un aller simple pour l'enfer. C'est l'invitation au voyage de Franck Thilliez. Et personnellement j'ai été captivée du début à la fin et n'ai rien vu venir ! Ce roman n'a plus rien de similaire avec les précédents romans de l'auteur, certes le suspense est toujours haletant, les meurtres bien sanglants mais il y a une touche de fantastique en plus. En bref, c'est habile. Glauque. Bluffant. Les personnages sont justes et attachants. On ne saute pas une seule ligne ! Deux mots pour conclure : intense et troublant. Bonne lecture ! Posté par clarabel76
Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa soeur jumelle, Dorothée,décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine 6 mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ? Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événementsétranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne. Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistance sociale en psychiatrie, Luc Graham, d'abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête... Un aller simple vers la folie...
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